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Bien commun

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Viser le bien commun est à la fois ce que les écoles font actuellement le mieux et le moins bien. C’est ce qu’elles font le mieux car l’usage de la langue est au centre du débat citoyen tout comme des apprentissages scolaires. De plus, tous les cours sont des sortes de fenêtres vers le bien commun, des manières de mieux réfléchir pour mieux agir ensemble. C’est ce qu’elles font le moins bien car l’école a tendance à sous-investir les démarches citoyennes telles que la posture journalistique, l’art du débat d’idées, les outils de coopération ainsi que ceux de représentation.

Ce qui ressort de cette situation, c’est le sentiment d’une façade de citoyenneté. L’école dit la citoyenneté mais, au quotidien, elle ne la met pas en pratique. Les jeunes ont dès lors le sentiment qu’on leur vend une « coquille vide » et se désintéressent très souvent des démarches citoyennes.

Pour remédier à cette situation, il est fondamental de travailler les postures citoyennes selon différents axes.

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Expression et débat

Expression et débat

La parole est le premier outil de la démocratie, l'expression la base du vivre ensemble. A l’écrit et surtout à l’oral, il est nécessaire de faire comprendre pratiquement aux élèves que la langue est un outil formidable pour coopérer et pour trouver des solutions ensemble. Au vu de la centralité de la langue dans le projet citoyen, nous lui consacrons dans ce site toute un partie thématique. 

Comment travailler notre expression? 

Comment surtout aider les jeunes à progresser à ce niveau? 

Comment articuler l'usage de la parole pour se mesurer et s'affronter avec la vision coopérative essentielle de la langue? 

Voici quelques unes des questions abordées dans la section "Expression et débat". Ces outils sont essentiels et il est quasi toujours utile de les intégrer dans les autres démarches visant le bien commun, en particulier au niveau du cercle en classe ainsi qu'au niveau du conseil d'école

Pour en savoir plus, clique ici !
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Les outils de coopération

Les outils de coopération

Contrairement à ce que nous avons trop entendu, « ma liberté ne s’arrête pas là où commence celle de l’autre ». Ce serait considérer que la vie est comme un gigantesque territoire dans lequel nous pourrions chacun posséder des parcelles plus ou moins grandes. Dans l’optique de l’école citoyenne, la formulation qui convient est plutôt « ma liberté commence avec celle de l’autre » : je ne peux exercer ma liberté qu’en m’associant aux autres, ou du moins en apprenant à composer ma liberté avec les leurs.

C’est dans cette optique que tu trouveras ici des outils pour travailler les capacités de coopération, des jeunes comme des moins jeunes, en classe comme en dehors.

Dans leur mise en pratique, ces outils suppose la mise en place de plusieurs principes :

- Comprendre la coopération, et en même temps la mettre en pratique

- Apprendre à s’associer tout comme à se dissocier

- Travailler la solidarité

- Travailler l’identité commune

- Travailler l’unité comme la différenciation

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Construire la délégation

Construire la délégation

Il n’est pas possible de fonctionner de manière citoyenne sans espaces de délégation et de représentation. Tout comme nos sociétés, nos écoles sont trop grandes pour une gestion sur le mode de la démocratie directe. C’est pour cela qu’il est fondamental d’apprendre aux élèves à bien utiliser les outils disponibles pour porter la voix de ses semblables et les représenter adéquatement. A ce niveau, il y a bien sûr les possibilités offertes par les différents modes d’élection. Mais il ne faut pas non plus négliger les autres formes de délégation telles que la mise en projet ou le tirage au sort par exemple. Dans tous les cas, il est important que les jeunes reçoivent une formation réelle à la mise en pratique des outils de concertation et de représentation.

Viser le bien commun, c'est donc immanquablement se demander qui sera représentant de la communauté. Dans cette section, nous vous proposons différents outils qui permettent d'organiser la délégation, dans une école comme dans bien d'autres communautés. 

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La posture journalistique

La posture journalistique

Le journalisme est un des piliers de la démocratie. Lorsqu’il est cultivé positivement, il permet et encourage le débat public, il contribue à le tirer vers le haut. Il développe la posture critique autant que la curiosité de l’autre et l’échange de points de vue. Dans un monde de surinformation, il est de plus devenu incontournable pour permettre aux jeunes de s’informer tout en évitant les manipulations et désinformations multiples. A l’école comme en dehors, former à la posture journalistique est par conséquent devenu incontournable pour toute stratégie d’éducation citoyenne réussie.

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Réfléchir le bien commun

Réfléchir le bien commun

Viser le bien commun, c'est d'abord être capable de l'imaginer. Imaginer sa classe, imaginer son école, sa ville, son pays... Imaginer le monde et l'humanité toute entière...

Il s'agit aussi de pouvoir réfléchir les enjeux de cette communauté, l'angle par lequel il est pertinent d'aborder l'une ou l'autre question collective. 

Sur ce chemin, l'ensemble des cours dispensés dans une école, l'ensemble des productions intellectuelles de l'humanité sont d'une certaine manière des proposition de sens, des prismes à travers lesquels les hommes vont entrevoir la réalité, et dès lors envisager le bien commun. 

Réfléchir le bien commun est par conséquent ce que l'école fait le plus, même et peut-être surtout dans sa version traditionnelle. 

Dans le cadre des écoles citoyennes, dans le cadre de ce site et dans le cadre du livre qui y est articulé, nous envisageons les échanges et la poursuite du bien commun à travers une théorie sociologique de la fin du 20e siècle : la socio-économique des conventions de Boltanski et Thévenot. Comme indiqué dans la fiche ci-dessous, ces auteurs identifient en effet des registres de justification, des manière par lesquelles, en situation, les acteurs sociaux s'accordent sur la meilleure marche à suivre. 

Parallèlement à ce que Boltanski et Thévenot appellent le "Modèle de Cité", nous nous appuyons également beaucoup sur différentes théories de la reconnaissance : en particulier cette de Axel Honneth et celle de Paul Ricoeur. 

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